En France, on a pas de pétrol et pas d'idées non plus (celles des autres suffisent et épargnent la réflexion)

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En France, on a pas de pétrol et pas d'idées non plus (celles des autres suffisent et épargnent la réflexion)

Message  alexandra le Mer 5 Sep 2012 - 18:27

Une nouvelle guerre du tabac se profile à l’horizon

Après la hausse de 40 centimes au 1er octobre, le gouvernement prépare un plan antitabac sévère. D’autres augmentations de prix, l’extension des zones non-fumeurs et des paquets sans marque ni logo sont au menu.

La première salve sera tirée dès le 1er octobre. Ce jour-là, les fumeurs, habitués désormais à ces augmentations à répétition, paieront plus cher leur paquet de cigarettes avec une hausse de l’ordre de 40 centimes.

Mais la vraie bataille contre le tabagisme, qui tue 73 000 personnes en France chaque année, sera lancée dans quelques semaines lorsque la ministre de la Santé, Marisol Touraine, détaillera le plan tabac dont elle dévoile les grandes orientations : introduction des paquets sans marque ni logo, extension des zones non-fumeurs… sans oublier des hausses à venir du prix du tabac. Avec, en chantier, une réforme de la fiscalité visant en particulier à taxer davantage les produits les moins chers (tabac à rouler, tabac à tuber), très prisés par les jeunes.

Les industriels taxés

En outre, le projet de la loi de financement de la Sécu devrait, pour financer la lutte contre l’addiction à la nicotine, comporter une taxe de 200 M€ sur les profits des industriels du tabac. « Rien n’est encore arbitré », dit-on à Bercy. Mais, déjà les professionnels du secteur s’alarment. « On nous dit que les prix du tabac vont continuer à augmenter, mais, au rythme de 6% à 7% par an, on sera à 10 € le paquet à la fin du quinquennat. C’est de la folie! » lance Pascal Montredon, le président de la Confédération des buralistes, qui redoute la fermeture de plusieurs milliers de bureaux de tabac.
Les buralistes organisent d’ailleurs jeudi une journée de protestation dans une centaine de villes du pays contre ce plan antitabac. Le débat risque d’être vif entre partisans et adversaires d’une politique volontariste de lutte contre le tabagisme.
L’Europe s'en mêle aussi, puisqu’une nouvelle directive, imposant notamment les paquets sans marque, est discutée à Bruxelles. Pour le gouvernement, qui a fait de la défense du pouvoir d’achat l’une de ses priorités, le sujet sera délicat à manier. Tant il vrai que les 12,5 millions de fumeurs de plus de 18 ans sont aussi… des électeurs.

http://www.leparisien.fr/societe/une-nouvelle-guerre-du-tabac-se-profile-a-l-horizon-05-09-2012-2151188.php


Prix des cigarettes : vers une "vraie" hausse du tabac ?

TABAC - L'augmentation du prix du tabac qui se profile sera-t-elle suffisante pour endiguer la consommation? Rien n’est sûr pour l’instant, mais le gouvernement prévoit bien de nouvelles hausses, à la suite de celle de 6% qui avait été décidée par Nicolas Sarkozy et doit s’appliquer à partir du 1er octobre prochain. La ministre de la santé Marisol Touraine a détaillé dans le journal Le Parisien de ce mercredi 5 septembre les grandes lignes de son nouveau plan anti-tabac, qui en comprend plusieurs.

La ministre de la santé l’avait annoncé en juillet : le plan anti-tabac comprendrait une hausse du prix du paquet. Une contribution exceptionnelle de 200 millions d’euros sur les profits des industriels du tabac devrait aussi être repercutée sur le prix final, selon Le Parisien. Au final, on ne connaît pas encore le niveau de la hausse globale, mais l’on sait déjà que, pour être réellement efficace, elle devra dépasser le niveau de 6% décidé plusieurs fois sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

La plupart des études s’accordent en effet pour montrer qu’une hausse à ce niveau n’a qu’un faible impact. Les anti-tabac réclament des hausses de prix d'au moins 10%, les hausses calculées en concertation avec les industriels du tabac et les buralistes n’ayant pas fait suffisamment baisser la consommation, le nombre de fumeurs ayant même augmenté en cinq ans : la France en compte aujourd'hui 30%, soit beaucoup plus que le taux moyen en Europe (20%). “Il faut absolument éviter les petites augmentations de prix calculées par les spécialistes du marketing de l'industrie du tabac pour ne pas baisser la consommation et conduire des augmentations de taxes entrainant une augmentation des prix du tabac d'au moins 10% associée a des campagnes d'informations et des actions auprès des jeunes pour freiner l'initiation et des fumeurs pour favoriser l'arrêt”, recommandait dans nos colonnes fin juin le professeur Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme.
•Des paquets “neutres” et moins visibles

Des “mesures indédites” doivent aussi être instaurées par ce plan, comme la mise en place de paquets génériques, sans logo ni couleur, selon Le Parisien. Par ailleurs leur visibilité chez les buralistes pourrait être réduite, sans que l’on sache pour l’instant de quelle manière. Cette piste est aussi examinée actuellement au niveau européen, la Commission planchant sur une révision de sa directive Produits du tabac.
•Le remboursement des patchs

Aujourd’hui, qui veut arrêter de fumer doit aussi souvent casser sa tirelire. L’achat de patchs, gommes à mâcher et autres produits de sevrage ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Les bonnes intentions du fumeur ne sont récompensées tout au plus que par un billet de 50 euros, alors que les produits peuvent revenir à 60 euros par mois.
•L’extension des espaces non-fumeurs

Le gouvernement travaille aussi sur cette option, sans qu’il soit précisé pour l’intant son champ d’action.
http://www.huffingtonpost.fr/2012/09/05/prix-des-cigarettes--vers-une-vraie-hausse-du-tabac_n_1856788.html?utm_hp_ref=france&utm_hp_ref=france


Les mesures de dissuasion anti-tabac sont-elles vraiment efficaces?

TABAC - Hausse du prix des cigarettes, projet de paquets neutres, campagnes de pub... Après plusieurs semaines de tâtonnements, le gouvernement français a esquissé ce mercredi 5 septembre les contours de nouvelles mesures anti-tabac qui dissuaderait les près de 30% de Français qui fument de toucher une cigarette (selon un chiffre de 2010 de l'Inpes et de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies).

En octobre prochain, le prix du paquet de cigarettes augmentera de 6%, faisant passer les Marlboro, les cigarettes les plus vendues, à 6,50€. La mesure soulève une nouvelle bronca des buralistes, qui ont prévu de manifester le jeudi 6 septembre 2012. Sur RTL, le président de la Confédération des buralistes, a fait part de son "ras-le-bol". "Le premier concerné est celui qui a du mal à payer son litre d'essence, c'est celui qui n'a pas d'emploi. Les gens vont continuer à fumer mais ils vont acheter ailleurs. On fait tout faire disparaître 28.000 petits entrepreneurs", explique Pascal Montredon.

Au Comité national contre le tabagisme (CNCT), on se félicite: "On a la chance de vraiment connaître les mesures pour lutter contre la drogue du tabac, rappelle Emmanuelle Béguinot, sa directrice. Il ne manque plus que le courage politique pour les mettre en œuvre, et d'aller contre les lobbies, qui sont parfois plus forts que les États." La lutte contre le tabagisme, tiraillée entre le associations de consommateurs, les buralistes, les sociétés, et le gouvernement semble être un problème sans fin. La dissuasion anti-tabac est-elle seulement efficace?

Le ministre du Budget a annoncé en juin dernier une hausse à l'automne de 6%, la quatrième en un an. Mais augmenter seulement le prix du paquet n'aurait pas l'effet dissuasif escompté. Car le consommateur se réfugierait vers des produits moins chers et plus nocifs, comme le tabac à rouler. "Il faut agir sur les taxes. Ainsi, tous les produits seraient concernés", note le CNCT.

Selon un rapport de l'Académie de médecine, datant de 2008, "en France (ce n’est pas le cas dans tous les pays), la méthode la plus efficace pour faire baisser rapidement les ventes est la hausse du prix à condition qu’elle soit au moins de 10% à chaque fois et qu’elle soit réitérée". L'OMS a ainsi observé qu'avec une augmentation de 10% du prix du paquet, les ventes diminuent de 4% (et de 8% chez les jeunes). "C'est une réduction énorme", commente Emmanuelle Béguinot.

C'est en agissant sur la taxe et en l'accompagnant d'une volonté de santé publique que le consommateur va faire la démarche d'arrêter, et ne va plus penser qu'il est une vache à lait. En 2011 par exemple, le tabac a rapporté 13,7 milliards d'euros à l'État sous forme de taxe et de TVA. Une hausse des taxes obligeraient aussi les industriels à augmenter leurs prix.

Selon le Comité national contre le tabac, "l'Australie montre l'exemple" et "fait preuve de courage politique" en imposant face aux lobbies le paquet neutre dès décembre prochain. Nouvelles lubies mondiales (l'Europe, la Belgique, la Finlande et Singapour en parlent), ces emballages, identiques à toutes les marques, compte un certain nombre de qualités selon le CNCT.

Plusieurs études internationales, rapportées dans le Journal international de médecine, mettent en lumière une dizaine de justifications, dont une moindre attraction, notamment auprès des jeunes, l'arrêt de la publicité frauduleuse sur les paquets, l'amélioration de la visibilité des messages sanitaires, la "dénormalisation" du tabac et de sa consommation, etc.

Depuis la loi Évin, il est interdit de faire de la publicité pour le tabac, y compris sur les paquets eux-mêmes. Les fabricants fraudent en y introduisant des messages incitatifs et des objets attractifs (paquets collector, réutilisables, ludiques...). Le paquet neutre annihilerait tout ça. "Les mesures du législateur sont proportionnelles à la délinquance", note Emmanuelle Béguinot.

Des espoirs à tempérer. Car, selon un sondage réalisé sur la question : "Quel élément vous a amené à commencé à fumer?", la réponse "Vous aimiez la présentation des paquets" compte pour 3% des sondés, voire 2% des interrogés français. Une réponse loin derrière "Vos amis fumaient" à 79%.

Les images choc sont plus efficaces que les avertissements textuels, indique le CNCT. D'où le passage, en 2011, aux paquets avec illustration. Visant surtout les jeunes, ces illustrations choquantes sont censées dissuader les fumeurs, et montrer que la cigarette peut provoquer des maladies aussi violentes que fulgurantes.

D'après une étude menée sur des ex-fumeurs australiens, le taux de rechute était moins important chez les anciens fumeurs attentifs à ces avertissements graphiques. Au Canada, qui utilise ces images depuis 2000, le taux de tabagisme juvénile est un des plus faibles au monde (15% des 15-19 ans sont fumeurs, contre près de 30% en France).

"La photothèque utilisée en Europe est beaucoup moins choquante que celle utilisée dans le reste du monde", tempère Emmenuelle Béguinot. Mais selon elle, face à cette violence, le fumeur se construit un mécanisme de défense. "À côté de ce genre d'initiatives, il faut aussi rassurer le consommateur de ses capacités à arrêter de fumer. Il ne fait pas lui mentir mais lui dire qu'il peut stopper."

Selon le CNCT, une stratégie d'ensemble est nécessaire pour lutter efficacement contre le tabagisme. "Ça ne dépend pas d'une majorité quelconque, explique Emmanuelle Béguinot. Les mesures sous Simone Weill, Jacques Chirac, Claude Évin ou celles sur lesquelles Marisol Touraine réfléchit se sont montrées efficaces."

La mise en place de ces politiques ne dépend pas non plus d'un rang économique et social du pays. Canada et Australie sont des pays avancées, qui ont fait de la lutte anti-tabac un enjeu politique national qui a porté ses fruits, en agissant sur la taxation, l'avertissement et l'accompagnement. En Tasmanie, une province d'Australie, certaines études montrent qu'aucun enfant en maternelle n'a vu un fumeur. D'ici 2018, l'âge légal d'achat de tabac sera normalement avancé d'une année par an, faisant de la génération née à partir de 2000 une génération sans tabac.

Le fléau du tabac a été pris à bras-le-corps par des pays en voie de développement, avec un certain succès. Le Brésil a ainsi banni la cigarette des espaces publics clos, privés ou publics, et interdit les agents de texture et de saveurs. La publicité sur les points de vente y est interdite, les taxes relevées et la taille des mises en garde sanitaires plus importante sur les deux côtés des paquets de cigarettes. Singapour, certains pays d'Afrique suivent l'exemple, tout comme Turquie, au point même de tiquer sur la présence de tabac dans les albums de Tintin.

En France, entre 2005 et 2010, la part de fumeurs quotidiens est passée de 27,3 à 29,1% même s'ils fument moins (15,3 cigarettes par jour en 2005 contre 13,8 en 2010). Les mesures récentes ont petit à petit été contournées. Notamment celle de l'interdiction de fumer dans les bars et discothèques. Selon le CNCT, l'enjeu de la lutte contre le tabac est aussi d'œuvrer pour en changer l'image conviviale. Mais entre l'instauration de la loi en 2006, le nombre de terrasses fumeurs, par exemple, a augmenté considérablement, passant de 30.000 en 2007 à 45.000 en 2009. Les établissements qui en sont équipés y réalisent 50 à 60 % de leur chiffre d'affaires. Encore quelques efforts seront nécessaires pour faire significativement baisser le nombre de fumeurs, et donc de morts de la cigarettes.

http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/27/les-mesures-de-dissuasion-anti-tabac_n_1832884.html?utm_hp_ref=france

Vous avez passé de bonnes vacances ? C'est fini.

alexandra

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