avec ou sans adjuvants ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

avec ou sans adjuvants ?

Message  alexandra le Mer 18 Nov 2009 - 14:19

Un vaccin pour délivrer les accros du tabac


La dépendance tabagique est due à la nicotine, une drogue naturelle également fabriquée par le cerveau.
En phase finale d'essai chez l'homme, il pourrait être prochainement autorisé aux États-Unis.

Un vaccin antitabac injectable pour éviter les rechutes chez les fumeurs qui tentent d'arrêter est dans le «pipeline» de l'industrie depuis maintenant près de dix ans, et c'est la dernière ligne droite pour une des trois firmes qui se positionnent sur ce marché. Dans quelques mois, on saura s'il peut être autorisé à la vente. En effet, le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a annoncé lundi avoir conclu un accord de licence mondiale exclusive pour le NicVAX, un candidat vaccin contre la dépendance à la nicotine.

Après des années d'essais encourageants chez l'animal, puis dans un premier temps plus décevants chez l'homme, GSK a démarré les essais de phase 3 censés déterminer son efficacité réelle sur les fumeurs.

La dépendance tabagique est due à la nicotine, une drogue naturelle également fabriquée par le cerveau. Présente dans la fumée des cigarettes, lorsqu'elle est inhalée dans les poumons, elle chemine jusqu'aux alvéoles, passe comme l'oxygène dans le sang artériel et se retrouve presque instantanément dans le cerveau. Là elle stimule des neurones dopaminergiques qui produisent la sensation de plaisir et aussi… la dépendance. Le hic, c'est que la nicotine est une toute petite molécule qui passe facilement la barrière sang-cerveau, et ce, sans être détectée par l'organisme (comme le sont les protéines des virus ou des bactéries étrangères au corps).

D'où l'idée qu'ont eu les américains de Nabi (collaborateurs de GSK), les suisses de la firme Cytos (adossée à Novartis) et les britanniques de Xenova de rendre «détectable» la nicotine naturelle. Le but est de l'empêcher de passer dans le cerveau et de réduire ainsi l'envie, voire le besoin de fumer.

Les trois laboratoires l'ont couplée avec une protéine virale ou une toxine du choléra génétiquement modifiée pour qu'elle ne soit pas dangereuse. Lorsque l'ensemble nicotine-toxine est injecté dans le corps, il est reconnu comme étranger par le système immunitaire qui ordonne à ses cellules de produire des anticorps. Les anticorps circulent dans le sang, reconnaissent la nicotine du tabac, se collent à elle. Cela donne une molécule si grosse qu'elle devient incapable de franchir les barrières qui protègent le cerveau.


Problème éthique

Les trois firmes concurrentes n'ont pas avancé du même pas. Lorsque la firme britannique Xenova (absorbée depuis par Celtic Pharma) a lancé le développement de ce type de vaccin fin 1999, les résultats sur les rats fumeurs ont été immédiatement très intéressants. Et les premiers essais humains dits de phase 1 démarrés en 2001, sur une soixantaine de volontaires fumeurs et non fumeurs, ont permis de montrer que le produit était bien toléré.

En 2005, le vaccin de Cytos, testé par le tabacologue suisse Jacques Cormuz (centre hospitalier universitaire de Lausanne) avait pris une longueur d'avance. Un essai positif avait été présenté au congrès de l'American Society for Clinical Oncology à Orlando sur 300 gros fumeurs âgés de 18 à 70 ans et qui avaient cessé de fumer depuis 8 semaines. Un tiers des vaccinés volontaires avaient eu une forte production d'anticorps et 57 % de ces sujets n'avaient toujours pas refumé six mois après la vaccination.

Mais désormais c'est le vaccin Nabi-GSK qui tient la corde : si les essais de phase 3 sont positifs, il pourrait être rapidement autorisé par la Food and Drug Administration américaine. Plusieurs difficultés restent toutefois à surmonter : 70 % des vaccinés font un syndrome grippal aigu. Les anticorps ont une demi-vie courte, il faudra donc des injections à répétition en cas de rechutes. Enfin, un problème éthique concerne les adolescents que l'on voudrait vacciner pour éviter qu'ils ne commencent à fumer. Habituellement, on vaccine pour éviter une maladie, pas un comportement.


http://www.lefigaro.fr/sante/2009/11/18/01004-20091118ARTFIG00366-un-vaccin-pour-delivrer-les-accros-du-tabac-.php

Comme l'écrit un lecteur du Figaro à quand le vaccin contre la connerie ?

alexandra

Messages : 795
Date d'inscription : 20/01/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  sir john le Mer 18 Nov 2009 - 14:36

merci, Alexandra. La dernière phrase suffit à établir que l'usage répétitif et obligatoire des termes "épidémie", "pandémie" et autres, chers au Pr Dubois et à l'OMS est infondé: on ne peut pas parler de pathologie à propos de gens qui ne sont pas forcément malades. Le tabagisme n'est pas une maladie en soi, c'est un facteur éventuellement déclenchant, pas plus.
Quant à la suggestion du lecteur du Figaro, je suggère que le nom de code du vaccin soit TH-PP, du nom de cobayes qui auraient bien besoin de la réussite du produit.

sir john

Messages : 289
Date d'inscription : 28/02/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  Invité le Mer 18 Nov 2009 - 19:17

alexandra a écrit:Comme l'écrit un lecteur du Figaro à quand le vaccin contre la connerie ?

Vous seriez intéressée ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  Monsieur B. le Mer 18 Nov 2009 - 19:26

Tout ça me fait peur. Quand je vois des vieux films ou de bons livres de science-fiction, souvent, il y a des histoires de lobotomies collectives avec pour les plus durs (les héros dans ces histoires) des injections de produits diverses pour leur faire comprendre ce qui est juste malgré eux.
Qu'un adulte consentant décide se faire aider par un vaccin, entièrement d'accord. Mais de savoir qu'un jour les hygiénistes profiteront de ce vaccin pour l'imposer d'abbord aux enfants puis aux adultes récalcitrants, ça me glace le sang. Le pire, c'est qu'on y court tout droit si les mentalités ne changent pas car les gens ne voient pas qu'après le tabac, il y aura l'alcool, les viandes, le coca et tout ce qu'il ne faut pas à un être sain et pur. Ca ne vous rappelle rien?

Monsieur B.

Messages : 137
Date d'inscription : 21/04/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  Invité le Mer 18 Nov 2009 - 22:21

Monsieur B. a écrit:Tout ça me fait peur. Quand je vois des vieux films ou de bons livres de science-fiction, souvent, il y a des histoires de lobotomies collectives avec pour les plus durs (les héros dans ces histoires) des injections de produits diverses pour leur faire comprendre ce qui est juste malgré eux.
Qu'un adulte consentant décide se faire aider par un vaccin, entièrement d'accord. Mais de savoir qu'un jour les hygiénistes profiteront de ce vaccin pour l'imposer d'abbord aux enfants puis aux adultes récalcitrants, ça me glace le sang. Le pire, c'est qu'on y court tout droit si les mentalités ne changent pas car les gens ne voient pas qu'après le tabac, il y aura l'alcool, les viandes, le coca et tout ce qu'il ne faut pas à un être sain et pur. Ca ne vous rappelle rien?

Non, désolé, cela ne me rappelle rien.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  Invité le Jeu 19 Nov 2009 - 13:01

Monsieur B. a écrit:Tout ça me fait peur. Quand je vois des vieux films ou de bons livres de science-fiction, souvent, il y a des histoires de lobotomies collectives avec pour les plus durs (les héros dans ces histoires) des injections de produits diverses pour leur faire comprendre ce qui est juste malgré eux.
Qu'un adulte consentant décide se faire aider par un vaccin, entièrement d'accord. Mais de savoir qu'un jour les hygiénistes profiteront de ce vaccin pour l'imposer d'abbord aux enfants puis aux adultes récalcitrants, ça me glace le sang. Le pire, c'est qu'on y court tout droit si les mentalités ne changent pas car les gens ne voient pas qu'après le tabac, il y aura l'alcool, les viandes, le coca et tout ce qu'il ne faut pas à un être sain et pur. Ca ne vous rappelle rien?

Comme à l'accoutumée, votre commentaire grotesque n'est qu'un procès d'intention. Jusqu'à présent, personne en France ne vous empêche de fumer (dans les lieux autorisés pour ne pas gêner ceux qui n'ont pas envie de subir votre tabagisme, cela s'appelle le respect d'autrui), de boire de l'alcool ou du Coca-Cola, et de manger de la viande.

Vous tournez en boucle mon pauvre Monsieur B., votre disque est vraiment rayé.

Pour le gros Johnny qui va rire quand je parle du respect d'autrui, je l'informe que les insultes et grossièretés ne dérangent finalement personne physiquement et ne sont rien en regard des fumeurs qui pratiquent leur tabagie dans des endroits interdits comme les gares, certains bars...etc, qui pourraient éventuellement causer la mort d'une personne par choc anaphylactique en cas de réaction allergique violente, cette personne entrant dans un lieu qu'elle pense être non fumeurs et se retrouvant face à des Craven ou la comique lmd8 et ses défunts "happy nicotine" ridicules et dangereux.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  sir john le Ven 20 Nov 2009 - 9:45

Pour une fois que le petit hatat soulève une question intéressante avec une – légère, très légère – argumentation, il ne faut pas se priver de lui répondre. Non pour son édification, car thierry ne veut ni ne peut rien comprendre, mais pour l’information de tous. Il serait surprenant qu’il répliquât par autre chose que la découverte confondante de quelques fautes de frappe, mais je ne demande qu’à être étonné.
Je lui signale que cela fait maintenant quelque temps que je ne « ris » plus au moindre de ses propos, les plus récents ayant achevé de me convaincre – et je ne dois pas être le seul – qu’il est finalement plus abject que désopilant, et il en fallait beaucoup pour faire pencher la balance.
Je vous livre donc ces extraits de textes, dont hatat apprendra peut-être un jour l’origine :

« Loin de nous l’idée de proclamer l’innocuité du tabac et de nier l’existence du tabagisme passif. Les libres fumeurs s’interrogent en réalité sur son l’ampleur et le caractère de gravité réels de ce-dernier, comme sur la manière à la fois incohérente et comminatoire dont un certain nombre de militants exagèrent et extrapolent, généralisent et amalgament, à partir de données peu rigoureuses. A contrario, il résulte de toutes les vraies études médicales consacrées au tabagisme passif que le taux de risque relatif pour les non-fumeurs est de l’ordre de 1 à 1,3, un chiffre inférieur à 2 étant habituellement considéré par la communauté scientifique comme non-significatif. A titre de comparaison, l’indice de dangerosité du tabagisme actif est supérieur à 10 !

Godfrey Bloom, un député européen ci-devant sujet de Sa Gracieuse Majesté, a eu en 2008 l’idée insolite de demander à la Commission européenne si elle pouvait avoir l’obligeance de lui faire connaître le nom de quelques personnes dont le décès, survenu dans les deux années précédentes, avait pu être formellement attribué par la médecine au tabagisme passif (sur environ 80 000 cas annuels estimés en Europe). Réponse de la Commission à l’honorable parlementaire: « ces estimations sont basées sur l’évaluation internationale (« International Evidence ») du niveau de risque dû à l’exposition passive au tabagisme et à celle de la proportion de population exposée à ce risque, sans considération de cas individuels. La nature de la démonstration épidémiologique sur les facteurs de risque, qu’ils soient chimiques ou autres, est telle qu’elle ne permet pas de désigner des victimes au niveau individuel mais uniquement au niveau des populations » .
Bref, le tabagisme passif, remarquablement bien cerné en général, fait chaque année sur le Vieux Continent des dizaines de milliers de victimes, dont aucune en particulier ne peut être désignée comme telle. Le libre fumeur, qui n’a pas nécessairement des connaissances scientifiques de haut niveau, s’étonne tout de même. Et quelque chose lui dit qu’il ne sera pas le seul, y compris dans la communauté médicale.



Questions naïves:

- si la fumée ambiante est bien l’espèce d’ypérite complaisamment dépeinte, plus dangereuse que l’inhalation primaire du fumeur, pourquoi n’y a-t-il ni étude, ni même constat, d’un pic de morbidité prématurée, en principe prévisible et massive, dans une classe d’adultes d’âge moyen, non-fumeurs exposés pendant leur enfance et adolescence au tabagisme de leurs proches ?

- comment se fait-il que le nombre de personnes n’ayant jamais fumé dont le décès est attribué, uniquement par transposition et supputation, à la tabagie passive, soit aussi infime ?

- pourquoi aucun non-fumeur exposé n’a-t-il jamais été déclaré dépendant à une fumée ambiante qui, en étant plus toxique, devrait en bonne logique se montrer également plus asservissante ?

- sachant que l’exposition de quelques minutes à la fumée de tabac est, nous apprend-on, susceptible d’avoir des conséquences fatales, les experts peuvent-ils donner la raison prosaïque pour laquelle, des décennies durant, les cafés et restaurants n’ont pas été régulièrement encombrés de civières et leurs abords d’ambulances, appelées pour secourir des clients terrassés par la tabagie ? La folle cigarette frappe à retard dément, mais tout de même…

Poser une telle problématique, qui exclut d’accuser les fumeurs de crimes en série, n’autorise pas davantage à incommoder les non-fumeurs et à prétendre que jamais un seul d’entre eux n’a été victime du tabagisme passif. Heather Crowe, une serveuse canadienne qui n’avait jamais fumé de sa vie, est décédée en 2006 d’un cancer du poumon formellement relié au tabagisme passif sur le lieu de travail. Son expérience, dont elle témoigne dans le documentaire Tabac, la Conspiration, a inspiré en partie les nouvelles réglementations en vigueur au Canada. Sauver ne serait-ce qu’une seule vie justifie tout, tel est le credo hygiéniste ainsi confirmé par la réalité, n’est-ce pas ? Ce n’est pas faire injure à la mémoire de Mme Crowe que de soutenir, alors qu’elle n’aurait en effet jamais dû être exposée comme elle l’a été, qu’il y avait et qu’il existe encore d’autres façons de se prémunir contre la fumée ambiante dans les LDC qu’une interdiction-couperet généralisée.
En toute hypothèse, les libres fumeurs récusent l’idée que le décret soit l’unique ou la meilleure façon de combattre le tabagisme passif. Aussi regrettable, bien qu’infinitésimal, soit-il, le tabagisme passif létal dans les LDC n’est pas plus un problème de santé publique que ne sont un problème de sécurité publique les accidents mortels de fêtes foraines ou de férias méridionales, les décès de passants fauchés par des voitures de rallye ou de promeneurs involontairement inscrits au tableau des chasseurs. Autant de bavures indiscutables, attestées autrement que par estimations, et qui se reproduisent sans qu’il soit question d’interdire ce qui leur donne lieu, à savoir des activités à risques - y compris pour des non-pratiquants - et pourtant dénuées d’importance stratégique pour l’économie nationale et le bon fonctionnement de la société. Telle la consommation de tabac.

Le tabagisme passif, sculpté à façon par l’hygiénisme, taille en revanche la pierre angulaire d’une construction mentale et sociale destinée, selon le pneumologue Philippe Even, un des grands noms de la médecine humaniste française, à « culpabiliser les fumeurs et à dresser contre eux le reste de la population » . En dépit de ce qu’il appelle à juste titre un « pilonnage médiatique », le Pr Even va jusqu’à affirmer courageusement que le tabagisme secondaire n’est, en lui-même, qu’ « une arme inventée » pour ce faire » par des « communicants ». Peu de libres fumeurs se risqueraient ainsi à soutenir qu’il n’existe pas.
Mais « si la théorie de la dangerosité du tabagisme passif se propage avec une telle vigueur, c’est parce qu’elle est indispensable aux détracteurs du tabac. Elle leur fournit le moyen de considérer les fumeurs non plus seulement « coupables de détériorer leur santé » (ce qui revient à dire que leur santé ne leur appartient donc pas ou, plutôt, qu’elle ne leur appartient plus), mais surtout coupables de saboter la santé et la vie de quiconque les approche une cigarette allumée à la main. Il fallait absolument passer du tabagisme individuel au tabagisme passif afin d’alourdir le passif des fumeurs » .

Hatat et ses pareils ne manquent pas une question de nous traiter d’abrutis, en général parce que cela calme un temps leur aigreur et comble leur goût de l’injure, en particulier à propos des ferments de prohibition que contiendrait le décret : « bande d’andouilles, nous disent-ils en substance, personne ne vous empêche de fumer, l’interdiction est faite pour protéger les non-fumeurs ». Si les modalités de l’indispensable préservation de la liberté et de la santé de ceux-ci peuvent se discuter, il est en revanche indéniable qu’il existe un climat, des raisonnements, des déclarations et des initiatives quasi-officielles qui donnent à penser que la réglemenation n’est pas pour les hygiénistes un aboutissement, mais une étape. J’ai en tête - mais pas la référence, je m’en excuse -, une intervention de Xavier Bertrand, indiquant qu’à ses yeux, son décret doit provoquer un changement de comportement des parents fumeurs à domicile, faute de quoi il pourrait être nécessaire de passer à un cran supérieur.
Je poursuis en citant, là précisément, la source : « il faudra continuer, insister, en tous cas jusqu’à ce que le tabagisme ait atteint un niveau tellement faible dans la population que son interdiction apparaîtra pragmatiquement souhaitable et réaliste, au même titre que d’autres substances hautement addictives et dangereuses, qui causent aujourd’hui nettement moins de maladies et de morts que le tabac, et qui sont néanmoins illicites » .
« Interview de Nicolas Villain, directeur adjoint de l’association », cnct.org, décembre 2003.
N. Villain n’est pas un obscur sous-fifre du sanitarisme anti-tabac – vraiment désolé de vous irriter, hatat – mais l’un de ses principaux acteurs. Une abondante littérature, que le pauvre thierry ne se donnera jamais la peine de consulter, d’autant plus qu’il s’avance en en ignorant l’existence, va dans le même sens. Les réflexions de Monsieur B ne relèvent absolument pas du délire et du procès d’intentions, parce qu’il craint à juste titre que ce qui se passe actuellement autour du tabac ne s’étende à d’autres produits, comportements et secteurs. Il y en a des signes avant-coureurs, dont évidemment, l’inculte thierry ne sait rien. Votre « disque » n’est pas
« rayé » – métaphore originale, bravo, hatat ! -, il est en mille morceaux. Encore une fois, vous avez l’air de ce que vous êtes…
L’hygiénisme dominant n’a donc aucune objection de principe à la prohibition tenant aux principes de liberté, de tolérance ou de tradition. Il estime simplement que pour l’instant, pour des raisons pratiques, elle n’est pas réalisable.
Pardon d'avoir été long, comme dit hatat, je ne"brille pas"par mon esprit de synthèse". Mais nous sommes entre amis, n'est-pas, thierry, et nous avons le temps. Et puis hatat, dont on ne sait toujours pas par quelle sorte d'esprit il scintille, a toujours du mal avec les sujets un peu développés.

sir john

Messages : 289
Date d'inscription : 28/02/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Un peu de détente

Message  clodo le Ven 20 Nov 2009 - 22:49


clodo

Messages : 94
Date d'inscription : 19/02/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  Invité le Dim 22 Nov 2009 - 16:30

sir john a écrit:Pour une fois que le petit hatat soulève une question intéressante avec une – légère, très légère – argumentation, il ne faut pas se priver de lui répondre. Non pour son édification, car thierry ne veut ni ne peut rien comprendre, mais pour l’information de tous. Il serait surprenant qu’il répliquât par autre chose que la découverte confondante de quelques fautes de frappe, mais je ne demande qu’à être étonné.
Je lui signale que cela fait maintenant quelque temps que je ne « ris » plus au moindre de ses propos, les plus récents ayant achevé de me convaincre – et je ne dois pas être le seul – qu’il est finalement plus abject que désopilant, et il en fallait beaucoup pour faire pencher la balance.
Je vous livre donc ces extraits de textes, dont hatat apprendra peut-être un jour l’origine :

« Loin de nous l’idée de proclamer l’innocuité du tabac et de nier l’existence du tabagisme passif. Les libres fumeurs s’interrogent en réalité sur son l’ampleur et le caractère de gravité réels de ce-dernier, comme sur la manière à la fois incohérente et comminatoire dont un certain nombre de militants exagèrent et extrapolent, généralisent et amalgament, à partir de données peu rigoureuses. A contrario, il résulte de toutes les vraies études médicales consacrées au tabagisme passif que le taux de risque relatif pour les non-fumeurs est de l’ordre de 1 à 1,3, un chiffre inférieur à 2 étant habituellement considéré par la communauté scientifique comme non-significatif. A titre de comparaison, l’indice de dangerosité du tabagisme actif est supérieur à 10 !

Godfrey Bloom, un député européen ci-devant sujet de Sa Gracieuse Majesté, a eu en 2008 l’idée insolite de demander à la Commission européenne si elle pouvait avoir l’obligeance de lui faire connaître le nom de quelques personnes dont le décès, survenu dans les deux années précédentes, avait pu être formellement attribué par la médecine au tabagisme passif (sur environ 80 000 cas annuels estimés en Europe). Réponse de la Commission à l’honorable parlementaire: « ces estimations sont basées sur l’évaluation internationale (« International Evidence ») du niveau de risque dû à l’exposition passive au tabagisme et à celle de la proportion de population exposée à ce risque, sans considération de cas individuels. La nature de la démonstration épidémiologique sur les facteurs de risque, qu’ils soient chimiques ou autres, est telle qu’elle ne permet pas de désigner des victimes au niveau individuel mais uniquement au niveau des populations » .
Bref, le tabagisme passif, remarquablement bien cerné en général, fait chaque année sur le Vieux Continent des dizaines de milliers de victimes, dont aucune en particulier ne peut être désignée comme telle. Le libre fumeur, qui n’a pas nécessairement des connaissances scientifiques de haut niveau, s’étonne tout de même. Et quelque chose lui dit qu’il ne sera pas le seul, y compris dans la communauté médicale.



Questions naïves:

- si la fumée ambiante est bien l’espèce d’ypérite complaisamment dépeinte, plus dangereuse que l’inhalation primaire du fumeur, pourquoi n’y a-t-il ni étude, ni même constat, d’un pic de morbidité prématurée, en principe prévisible et massive, dans une classe d’adultes d’âge moyen, non-fumeurs exposés pendant leur enfance et adolescence au tabagisme de leurs proches ?

- comment se fait-il que le nombre de personnes n’ayant jamais fumé dont le décès est attribué, uniquement par transposition et supputation, à la tabagie passive, soit aussi infime ?

- pourquoi aucun non-fumeur exposé n’a-t-il jamais été déclaré dépendant à une fumée ambiante qui, en étant plus toxique, devrait en bonne logique se montrer également plus asservissante ?

- sachant que l’exposition de quelques minutes à la fumée de tabac est, nous apprend-on, susceptible d’avoir des conséquences fatales, les experts peuvent-ils donner la raison prosaïque pour laquelle, des décennies durant, les cafés et restaurants n’ont pas été régulièrement encombrés de civières et leurs abords d’ambulances, appelées pour secourir des clients terrassés par la tabagie ? La folle cigarette frappe à retard dément, mais tout de même…

Poser une telle problématique, qui exclut d’accuser les fumeurs de crimes en série, n’autorise pas davantage à incommoder les non-fumeurs et à prétendre que jamais un seul d’entre eux n’a été victime du tabagisme passif. Heather Crowe, une serveuse canadienne qui n’avait jamais fumé de sa vie, est décédée en 2006 d’un cancer du poumon formellement relié au tabagisme passif sur le lieu de travail. Son expérience, dont elle témoigne dans le documentaire Tabac, la Conspiration, a inspiré en partie les nouvelles réglementations en vigueur au Canada. Sauver ne serait-ce qu’une seule vie justifie tout, tel est le credo hygiéniste ainsi confirmé par la réalité, n’est-ce pas ? Ce n’est pas faire injure à la mémoire de Mme Crowe que de soutenir, alors qu’elle n’aurait en effet jamais dû être exposée comme elle l’a été, qu’il y avait et qu’il existe encore d’autres façons de se prémunir contre la fumée ambiante dans les LDC qu’une interdiction-couperet généralisée.
En toute hypothèse, les libres fumeurs récusent l’idée que le décret soit l’unique ou la meilleure façon de combattre le tabagisme passif. Aussi regrettable, bien qu’infinitésimal, soit-il, le tabagisme passif létal dans les LDC n’est pas plus un problème de santé publique que ne sont un problème de sécurité publique les accidents mortels de fêtes foraines ou de férias méridionales, les décès de passants fauchés par des voitures de rallye ou de promeneurs involontairement inscrits au tableau des chasseurs. Autant de bavures indiscutables, attestées autrement que par estimations, et qui se reproduisent sans qu’il soit question d’interdire ce qui leur donne lieu, à savoir des activités à risques - y compris pour des non-pratiquants - et pourtant dénuées d’importance stratégique pour l’économie nationale et le bon fonctionnement de la société. Telle la consommation de tabac.

Le tabagisme passif, sculpté à façon par l’hygiénisme, taille en revanche la pierre angulaire d’une construction mentale et sociale destinée, selon le pneumologue Philippe Even, un des grands noms de la médecine humaniste française, à « culpabiliser les fumeurs et à dresser contre eux le reste de la population » . En dépit de ce qu’il appelle à juste titre un « pilonnage médiatique », le Pr Even va jusqu’à affirmer courageusement que le tabagisme secondaire n’est, en lui-même, qu’ « une arme inventée » pour ce faire » par des « communicants ». Peu de libres fumeurs se risqueraient ainsi à soutenir qu’il n’existe pas.
Mais « si la théorie de la dangerosité du tabagisme passif se propage avec une telle vigueur, c’est parce qu’elle est indispensable aux détracteurs du tabac. Elle leur fournit le moyen de considérer les fumeurs non plus seulement « coupables de détériorer leur santé » (ce qui revient à dire que leur santé ne leur appartient donc pas ou, plutôt, qu’elle ne leur appartient plus), mais surtout coupables de saboter la santé et la vie de quiconque les approche une cigarette allumée à la main. Il fallait absolument passer du tabagisme individuel au tabagisme passif afin d’alourdir le passif des fumeurs » .

Hatat et ses pareils ne manquent pas une question de nous traiter d’abrutis, en général parce que cela calme un temps leur aigreur et comble leur goût de l’injure, en particulier à propos des ferments de prohibition que contiendrait le décret : « bande d’andouilles, nous disent-ils en substance, personne ne vous empêche de fumer, l’interdiction est faite pour protéger les non-fumeurs ». Si les modalités de l’indispensable préservation de la liberté et de la santé de ceux-ci peuvent se discuter, il est en revanche indéniable qu’il existe un climat, des raisonnements, des déclarations et des initiatives quasi-officielles qui donnent à penser que la réglemenation n’est pas pour les hygiénistes un aboutissement, mais une étape. J’ai en tête - mais pas la référence, je m’en excuse -, une intervention de Xavier Bertrand, indiquant qu’à ses yeux, son décret doit provoquer un changement de comportement des parents fumeurs à domicile, faute de quoi il pourrait être nécessaire de passer à un cran supérieur.
Je poursuis en citant, là précisément, la source : « il faudra continuer, insister, en tous cas jusqu’à ce que le tabagisme ait atteint un niveau tellement faible dans la population que son interdiction apparaîtra pragmatiquement souhaitable et réaliste, au même titre que d’autres substances hautement addictives et dangereuses, qui causent aujourd’hui nettement moins de maladies et de morts que le tabac, et qui sont néanmoins illicites » .
« Interview de Nicolas Villain, directeur adjoint de l’association », cnct.org, décembre 2003.
N. Villain n’est pas un obscur sous-fifre du sanitarisme anti-tabac – vraiment désolé de vous irriter, hatat – mais l’un de ses principaux acteurs. Une abondante littérature, que le pauvre thierry ne se donnera jamais la peine de consulter, d’autant plus qu’il s’avance en en ignorant l’existence, va dans le même sens. Les réflexions de Monsieur B ne relèvent absolument pas du délire et du procès d’intentions, parce qu’il craint à juste titre que ce qui se passe actuellement autour du tabac ne s’étende à d’autres produits, comportements et secteurs. Il y en a des signes avant-coureurs, dont évidemment, l’inculte thierry ne sait rien. Votre « disque » n’est pas
« rayé » – métaphore originale, bravo, hatat ! -, il est en mille morceaux. Encore une fois, vous avez l’air de ce que vous êtes…
L’hygiénisme dominant n’a donc aucune objection de principe à la prohibition tenant aux principes de liberté, de tolérance ou de tradition. Il estime simplement que pour l’instant, pour des raisons pratiques, elle n’est pas réalisable.
Pardon d'avoir été long, comme dit hatat, je ne"brille pas"par mon esprit de synthèse". Mais nous sommes entre amis, n'est-pas, thierry, et nous avons le temps. Et puis hatat, dont on ne sait toujours pas par quelle sorte d'esprit il scintille, a toujours du mal avec les sujets un peu développés.

Quand je lis la prose ennuyeuse et verbeuse du sieur john, j’hésite entre éclater de rire ou appeler les urgences psychiatriques.

Rien que l’utilisation de l’antinomie « les libres fumeurs » est très amusante. Dans la même veine, je lui suggère aussi la prochaine fois « les libres héroïnomanes ».

Pour le reste, il n’a démontré en rien que le procès d’intention Monsieur B. relatif à la viande, au Coca-cola et à l’alcool, n’en était pas un, et pour cause : c’en est bien un. Il s’est contenté de ses thèmes favoris : hygiénisme, hygiénisme, hygiénisme, et négation à peine voilée du tabagisme passif. Quand bien même celui-ci ne causerait pas de morts, il voudra bien m’expliquer pourquoi un grand nombre d’asthmatiques déclenchent une crise d’asthme au contact de la fumée de tabac et je parle en connaissance de cause. Le tabagisme passif ne provoque pas nécessairement la mort, il entretient et engendre des maladies non forcément mortelles, mais invalidantes et gênantes pour certains. Et je ne parle pas de la puanteur de la fumée de tabac sur les vêtements et les cheveux. Mais la plupart des rares membres de ce forum n’en ont que faire puisque leur unique motivation réelle est de pouvoir continuer à importuner les autres dans les L.D.C. comme avant le 2 janvier 2008.

Johnny, même si vous me faites rire de temps en temps, quand la dame en blanc passera dans votre chambre pour vos cachets, implorez-la de doubler les doses, car votre état mental s’est fortement dégradé

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Pourquoi

Message  clodo le Dim 22 Nov 2009 - 19:53

Pourquoi je ne me fais jamais insulter?

clodo

Messages : 94
Date d'inscription : 19/02/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: avec ou sans adjuvants ?

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum