Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

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Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

Message  alexandra le Mar 10 Nov 2009 - 11:53

Une cigarette sur quatre achetée à l'étranger

Delphine Chayet


Acquises sur Internet ou dans les pays voisins, elles représentent pour l'État un manque à gagner de 3,4 milliards d'euros.

Commandé sur Internet, importé en toute légalité ou de façon clandestine, le tabac acheté à l'étranger s'impose sur le marché français. Selon une étude publiée lundi par British American Tobacco, 22 % des cigarettes consommées en France - soit 12 milliards - sont désormais achetées à l'étranger. Le manque à gagner pour l'État est estimé à 3,4 milliards d'euros.

«Dans plus de six cas sur dix, cet approvisionnement relève d'une démarche de consommation habituelle et organisée», souligne l'étude, réalisée dans huit grandes villes de France, en septembre. Alors que les prix du tabac ont augmenté lundi de 6 %, soit 30 centimes en moyenne par paquet, fabricants de tabac et buralistes ont à nouveau exprimé leur crainte de voir se créer un appel d'air pour ces marchés parallèles.

«On ne trouve plus en France aujourd'hui de tabac à rouler à moins de 5 euros et de cigarettes à moins de 5,10 euros, indique ainsi Yves Trévilly, porte-parole de la filiale française de British American Tobacco (BAT). Nul ne peut prévoir les effets psychologiques de ces nouveaux prix.» Le paquet de Marlboro, marque la plus vendue, coûte désormais 5,60 euros.

Selon l'étude de BAT, 49 % de ces cigarettes proviennent d'Espagne, pays où le paquet de Marlboro coûte 3,45 euros, et 21 % sont achetées en Belgique ou au Luxembourg. Les habitués de ce «tourisme fiscal» connaissent très mal la réglementation, qui limite à cinq le nombre de cartouches pouvant être importées d'un pays voisin. Selon les Douanes, certains autocaristes vont jusqu'à proposer des voyages dont le principal attrait est l'achat de tabac à bas prix.



Cartouches à 8 euros


Mais les ventes sont également en plein essor sur Internet, même si leur nombre reste très faible. «En deux clics, tout internaute peut commander ses cigarettes, sans aucune garantie de qualité, et les recevoir directement dans sa boîte aux lettres, déplore Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes de France. Il faut absolument fermer le droit d'accès à ces sites et bloquer les opérations financières correspondant à des achats illégaux.»

En 2008, les centres douaniers postaux d'Ile-de-France ont ainsi saisi 21 tonnes de cigarettes (+ 149 %). La Toile regorge de sites domiciliés au Panama, en Moldavie ou encore en Espagne, invitant les fumeurs français à acquérir des cigarettes à des prix nettement en dessous de ceux pratiqués dans l'Hexagone. British American Tobacco a récemment obtenu, après une mise en demeure, l'arrêt des ventes de cigarettes par un site Internet, qui faisait la promotion de cartouches à 8 euros contre 50 en moyenne chez les buralistes.

Les cigarettes de contrebande, importées en grosses quantités par des réseaux organisés, sont, elles, vendues sous le manteau dans la rue, parfois aux abords des lycées, ou dans certaines épiceries. «Mais ce trafic est encore essentiellement destiné aux pays du Nord de l'Europeet ne concerne la France qu'à la marge» , indique Yves Trévilly.

Ces dernières semaines, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, et les spécialistes de la lutte antitabac avaient réclamé une hausse de 10 %, seule à même, selon eux, de réduire le nombre de fumeurs français. Nicolas Sarkozy a finalement annoncé, lors de la présentation du plan cancer le 2 novembre, une hausse de 6 %, estimant qu'«en période d'inflation nulle, c'est une forte progression».

«Avec une hausse de 10 %, même en tenant compte des achats transfrontaliers, la santé publique et la fiscalité auraient été gagnantes, indique la directrice du Comité national contre le tabagisme (CNCT). Seule une harmonisation européenne tirant les prix vers le haut permettra de régler le problème de ces achats à l'étranger.»

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/10/01016-20091110ARTFIG00011-une-cigarette-sur-quatre-acheteea-l-etranger-.php

alexandra

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Re: Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

Message  clodo le Mer 11 Nov 2009 - 20:33

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette assertion :

"Les cigarettes de contrebande, importées en grosses quantités par des réseaux organisés, sont, elles, vendues sous le manteau dans la rue, parfois aux abords des lycées, ou dans certaines épiceries. «Mais ce trafic est encore essentiellement destiné aux pays du Nord de l'Europeet ne concerne la France qu'à la marge» , indique Yves Trévilly."

Il suffit juste d'aller porte de Montreuil où j'habitais avant. A cette station de métro, quelques fois j'avais du mal à en sortir tellement elle était encombrée de vendeurs à la sauvette de clopes de contrefaçon. Au moins 30.

En tout cas l'augmentation du prix des cigarettes a l'avantage pour le gouvernement de faire baisser les statistiques des fumeurs et montrer que cette politique porte ses fruits. Si je ne gagnais pas bien ma vie, je me fournirais par des connaissances basées à l'étranger...Espagne, la différence avec la Belgique est trop faible (j'y travaille souvent).

Il est donc possible de faire baisser le nombre de fumeurs en France...ça marche.

C'est bizarre, j'ai discuté avec un taxi parisien récemment qui m'a dit qu'il n'avait jamais vu autant de jeunes avec des clopes et que cela ne cessait d'augmenter (il venait d'arrêter de fumer). Je crois pour ma part que le fait de stigmatiser la cigarette et les fumeurs, entraine les jeunes à essayer, ça devient une attitude rebelle et ça leur plait. C'était beaucoup moins le cas cas avant. Tout ce qui est interdit ou largement censuré attire les jeunes générations..regardons ce qu'il s'est passé avec le cannabis.

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Re: Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

Message  alexandra le Jeu 12 Nov 2009 - 12:44

Je suis d'accord avec vous. A Barbes, ce sont aussi majoritairement des contrefaçons. Ce qui ne va empêcher les fumeurs de les acheter.Et pas uniquement les jeunes. En Irlande et en Angleterre le nombre de fumeurs a augmenté malgré des prix très élevés et des interdictions de fumer drastiques.La prohibition ne marche pas tout court.Les puritains essayaient déjà il y a 500 ans (Calvin avait interdit de fumer à Genève au milieu du XVI), ils recommencent aujourd'hui soutenus par des politiques qui imaginent avoir inventé le fil à couper le beurre et qu'avec eux ça va marcher.Ils peuvent toujours rêver.

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Re: Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

Message  Monsieur B. le Jeu 12 Nov 2009 - 16:28

L'une des questions que l'on peut se poser, c'est combien de temps ça va durer ce coup-ci.

Monsieur B.

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Re: Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

Message  alexandra le Jeu 12 Nov 2009 - 16:49

Je pense que c'est la question fondamentale.

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Re: Et ce n'est pas prêt de s'arreter ...

Message  sir john le Jeu 12 Nov 2009 - 23:39

D'accord avec Alexandra: le sanitarisme hystérique emploie des moyens insupportables...et surtout inefficaces.
Etude de l’Observatoire régional de la santé de Provence-Alpes-Côte d’Azur, menée à partir d’enquêtes téléphoniques réalisés entre 2000 et 2008 par l’INPES auprès d’échantillons représentatifs de 18 à 75 ans: la prévalence tabagique a diminué « chez les ouvriers (45% en 2000, 37% en 2005) puis a remonté (43% en 2008). L’impact de la prévention est le plus faible parmi les chômeurs qui comptaient 44% de fumeurs en 2000, 40% en 2003 mais 49% en 2008 ». Indication intéressante, « le poids financier du tabac pèse de plus en plus sur le budget des plus démunis. En 2000, les 10% de fumeurs les plus pauvres consacraient 25% de leurs revenus à l’achat de cigarettes, proportion atteignant 31% en 2005. « La baisse de la consommation quotidienne observée n’a pas compensé la hausse des prix… » Bref, les pauvres bombardent à peine moins mais casquent toujours davantage, restrictions ou pas. Cœur de cible de l’interdiction sur les lieux de travail, les ouvriers sont plus nombreux à fumer après son entrée en vigueur, et la proportion des sans-emploi fumeurs, catégorie en principe la plus sensible à la dissuasion financière, a augmenté de plus de 20% depuis 2003,…année d’une hausse sans précédent du prix des cigarettes. Alors qu’il avait diminué de 4 points les trois années précédentes, période étale sur les fronts tant réglementaire que tarifaire. L’hygiénisme réfute a priori les arguments adverses mais, par inconséquence plus que par honnêteté, laisse filtrer a posteriori les données qui ruinent les siens.

Lepoint.fr Les milieux défavorisés les plus touchés et les moins réceptifs aux actions de prévention 14/10/2009

sir john

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