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Message  lmd8 le Mar 22 Avr 2008 - 10:02

"Les produits de sevrage font un tabac
C.Ma.
QUOTIDIEN : mardi 22 avril 2008
1 réaction
Déjà juteux, le marché du sevrage tabagique a amplement profité de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Les ventes de pastilles, gommes, patchs et autres comprimés se sont envolées de plus de 40 % en janvier 2008. Et vlan: 20 millions d’euros de plus (sachant qu’en 2007, ce type de produits a rapporté quelque 179 millions d’euros) aux labos, selon une évaluation du bureau d’études spécialisé IMS Health cité par la Tribune. Le Champix (du laboratoire Pfizer) mis en vente en France en 2007 a représenté près de la moitié des ventes de produits antitabac au début de cette année." Libération.fr

A qui profite le crime...

lmd8

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Re: Vu sur Libération.fr

Message  alexandra le Mar 13 Mar 2012 - 19:47

Canada : procès gigantesque contre les industriels du tabac


Près de 2 millions de fumeurs et ex-fumeurs québécois réclament aux industriels canadiens du tabac quelque 27 milliards de dollars canadiens (20,7 milliards d'euros) de dommages et intérêts, lors d’un procès en nom collectif qui s’est ouvert lundi à Montréal.

L’audience a commencé par la charge d’un des avocats qui, au nom de près de 2 millions de fumeurs dépendants, a dénoncé la «duplicité» des cigarettiers. Me Bruce Johnston a présenté devant la Cour supérieure du Québec la cause de ses clients sous forme de plusieurs questions, reprochant aux trois principaux fabricants de tabac d’avoir sciemment mis sur le marché des «produits nocifs» et d’en avoir caché ou «banalisé» les risques aux consommateurs.

Après treize années de procédure, ce procès fleuve, le premier de cette ampleur au Canada, oppose les trois principaux fabricants de tabac canadiens (Imperial Tobacco Canada, filiale de BAT, JTI-Macdonald et Rothmans Benson & Hedges, RBH) aux avocats présentant deux recours collectifs québécois distincts.

La conspiration des industriels


Le premier recours collectif regroupe 90.000 fumeurs et ex-fumeurs québécois victimes de cancers du poumon, de la gorge, du larynx ou d’emphysème qui réclament 105 000 dollars (plus de 80 000 euros) par personne. Le second réunit 1,8 million de fumeurs qui demandent, eux, 10 000 dollars par personne.

Me Johnston a mis en cause les «stratégies de marketing» des cigarettiers «véhiculant de fausses informations» sur les produits, les accusant de «ne pas avoir utilisé les parties du tabac comportant un taux de nicotine tellement bas qu’elles auraient pour effet de mettre fin à la dépendance d’une bonne partie de fumeurs».

L’avocat a demandé au juge de voir si les industriels du tabac avaient «conspiré pour maintenir un front commun visant à empêcher que les utilisateurs de leurs produits ne soient informés des dangers inhérents à leur consommation».

Intervenant à son tour au nom des victimes de maladies liées au tabac, Me André Lespérance a dénoncé notamment ce qu’il considère comme la rétention, voire la destruction d’informations scientifiques sur les effets du tabac.

«Fumer, c'était être à la mode»


Toute cette rafale d’accusations n’a pas beaucoup impressionné Me Deborah Glendinning, juriste travaillant pour Imperial Tobacco Canada. «Les plaignants n’auront aucune preuve à présenter que mes clients ont fait quelque chose de mauvais», a-t-elle déclaré pendant une pause. «Fumer est un choix que les gens font pour de multiples raisons et ils doivent en assumer la responsabilité», a ajouté l’avocate.

Sur la même longueur d’onde, Chris Kodderman, directeur chez RBH, a relevé que «les effets du tabagisme étaient connus de tous depuis des décennies».

Ce n’est pas l’avis de Cécilia Létourneau, plaignante et porte-parole des fumeurs victimes de la dépendance au tabac. «Quand j’ai commencé à fumer, dit-elle à la presse, c’était à l’époque où les publicités à la télévision étaient importantes. Et on voyait la femme épanouie fumer, c’était être à la mode […], être une femme qui s’assumait.» Or, ajoute-t-elle, «j’étais en réalité programmée par une industrie qui me rendait captive du produit». «Je fume toujours», a-t-elle déclaré en marge du procès, souhaitant que le tribunal reconnaisse que «la nicotine cause une dépendance qui peut conduire à la mort».
http://www.liberation.fr/monde/01012395642-au-canada-un-proces-gigantesque-contre-les-industriels-du-tabac

A suivre

alexandra

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